Survivre à une année n’a rien en soi d’un exploit : le temps a passé, quelque chose en nous s’est déplacé, et nous sommes encore là. Ni indemnes, ni tout à fait identiques.Cette playlist ne célèbre rien d’autre que ce déplacement dans le temps, avec et malgré nous. We Have Survived Another Year (2025) seLire la suite « We Have Survived Another Year (2025) • Une rétrospective idéalisée »
Archives de l’auteur : Rivages Sonores
Raphael Roginski : L’impossible retour
Le jeu de guitare de Raphael Roginski emprunte des voies inexplorées : il effleure les cordes, les frotte, les percute.Il ne cherche pas la note juste, mais la texture, la tension, l’éraillement. Car c’est là, dans la complexité des accidents, que se cache la vérité nue, lorsqu’elle se défait de son récit. Sa musique estLire la suite « Raphael Roginski : L’impossible retour »
Foudre! • Voltae (Chtulucene) : Chamans Electriques
Le Périscope, transformé en sanctuaire païen, vibre sous les incantations de Frédéric D. Oberland, Romain Barbot alias Saåad, et Paul Régimbeau alias Mondkopf.Foudre! est un cerbère, gardien d’une force primitive qui ne demande qu’à être libérée. Avec Voltae (Chtulucene) paru chez Nahal Recordings, le trio propose un album envoûtant, à la fois dystopique et prophétique.Lire la suite « Foudre! • Voltae (Chtulucene) : Chamans Electriques »
Max Cooper – On Being : l’empathie comme moteur de création
Et si l’on inversait le sens de la création musicale ? Plutôt que de puiser en lui-même, Max Cooper a choisi de se tourner vers les autres, de chercher son inspiration dans ce que chacun et chacune garde en silence. Pendant deux ans, l’artiste britannique a recueilli des centaines de confessions anonymes, de pensées intimes,Lire la suite « Max Cooper – On Being : l’empathie comme moteur de création »
Tim Hecker • Shards : de l’or entre les éclats
Shards est une collection de morceaux initialement composés pour différentes bandes originales de films et de séries entre 2020 et 2022. On y retrouve des bribes d’Infinity Pool, The North Water, Luzifer ou encore La Tour. Des éclats, qui, rassemblés ici, trouvent une nouvelle résonance. À la manière d’un kintsugi — cet art japonais quiLire la suite « Tim Hecker • Shards : de l’or entre les éclats »
Festival Synth Chapelle : retour vers le futur
Au tournant du XXe siècle, un nouvel univers sonore s’ouvre aux compositeurs. Des instruments inédits émergent, électrisant la création musicale : le Theremin, éthéré et spectral, les Ondes Martenot, fascinantes et expressives, puis les synthétiseurs modulaires et leur inépuisable palette de sonorités. Ces instruments offrent alors un vaste terrain de jeu où le son seLire la suite « Festival Synth Chapelle : retour vers le futur »
Reveries • Dawn Chorus and the Infallible Sea : Tenir le cap dans le tumulte
Il y a des journées où tout semble peser un peu plus lourd que d’habitude, où je me heurte au monde, où tout devient un obstacle. Ces journées-là ressemblent à une cacophonie écrasante aux contours flous et inintelligibles, une brume épaisse au travers de laquelle on ne voit pas plus loin que ses propres limites.Lire la suite « Reveries • Dawn Chorus and the Infallible Sea : Tenir le cap dans le tumulte »
L’effondrement selon Ben Frost & Greg Kubacki
La musique, c’est ce qu’il reste quand tout s’écroule. Ce qui tient le ciel quand la nuit tombe. Ce feu qui brûle encore à l’intérieur quand tout en nous est gelé. Ce soir-là, tout a tremblé : les murs, la terre, nos corps. J’ai cru un instant que le plafond de l’Alhambra allait s’ouvrir enLire la suite « L’effondrement selon Ben Frost & Greg Kubacki »
Stephen O’Malley • Remember What You Have Had : tant que la musique demeure
Une pièce musicale dont j’aurais aimé étendre la durée. On dit que tout ce qui est bon a une fin. Je déteste cet adage, que je perçois comme une excuse à une sorte de médiocrité normée, dans laquelle il faudrait s’accommoder d’un ennui lancinant ponctué de quelques épiphénomènes radieux. Pourquoi diable faudrait-il que ce quiLire la suite « Stephen O’Malley • Remember What You Have Had : tant que la musique demeure »
Félicia Atkinson : Confidences sous la surface
La musique de Félicia Atkinson au Périscope, salle de concert à taille humaine de Lyon, lors d’une froide soirée de janvier intime et introspective.
Après ce moment enchanteur, je suis parti, emportant avec moi le souvenir d’un lieu imaginaire.
Ce que je dis pas, je l’écris, ici, dans des cahier, dans ma « mémoire poétique ».
